Examen drone : A1/A3, A2 et CATS, quel titre choisir ? | Escadrone

Examen drone : A1/A3, A2 et CATS, quel titre choisir ? | Escadrone

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L’essentiel à retenir

L’examen drone requis dépend directement de la classe de votre appareil et de la nature de vos missions. La réglementation européenne (UE 2019/947) distingue deux grandes catégories : la catégorie Ouverte (attestation A1/A3 gratuite en ligne ou brevet A2 en centre agréé) et la catégorie Spécifique (CATS obligatoire pour les scénarios STS-01 et STS-02). Depuis le 1er janvier 2026, les anciens scénarios nationaux S1, S2 et S3 ont disparu : seuls les standards européens s’appliquent. Valider le bon titre avant de voler, c’est protéger votre activité, votre assurance et la sécurité de l’espace aérien.

Chaque année, des exploitants de drones se retrouvent en infraction non par mauvaise volonté, mais parce que le paysage réglementaire a profondément évolué et que les titres requis varient selon la classe de l’appareil, la zone de vol et le type de mission. L’examen drone n’est pas un formalisme administratif : c’est la condition sine qua non pour opérer légalement, maintenir sa couverture d’assurance et accéder aux missions professionnelles les plus exigeantes. Ce guide détaille les trois parcours de certification (A1/A3, A2 et CATS), les correspondances avec les classes de drones C0 à C6, les modalités d’inscription sur AlphaTango et OCEANE, ainsi que les étapes pratiques pour préparer chaque épreuve avec méthode.

1. Quelle certification selon votre classe de drone et votre catégorie de vol ?

Avant de choisir un parcours de formation ou de réserver une session d’examen, il est indispensable de comprendre la logique qui structure la réglementation européenne. Le marquage de classe CE de votre drone détermine directement le titre théorique exigé, et la nature de vos missions (zone peuplée, hors vue, altitude) conditionne ensuite la catégorie dans laquelle vous évoluez.

Catégorie Ouverte et catégorie Spécifique : deux logiques de risque distinctes

La catégorie Ouverte encadre les vols à faible risque, réalisés en vue directe (VLOS), loin des zones sensibles et dans des limites d’altitude définies. Elle est subdivisée en trois sous-catégories (A1, A2, A3) selon la proximité avec les personnes au sol. La catégorie Spécifique s’applique dès que la mission présente un risque modéré : vol en zone peuplée, vol hors vue (BVLOS), ou opérations nécessitant des mesures d’atténuation particulières. Ces deux piliers sont définis par le règlement UE 2019/947 et s’appliquent uniformément dans toute l’Union européenne, ce qui facilite les opérations transfrontalières pour les exploitants professionnels. Consulter la page formations professionnelles d’Escadrone permet d’identifier rapidement le parcours adapté à votre situation.

La distinction entre ces deux catégories n’est pas seulement réglementaire : elle a des conséquences directes sur le matériel autorisé, les procédures opérationnelles à rédiger et les assurances à souscrire. Un exploitant qui opère en catégorie Spécifique sans les titres requis s’expose à des sanctions pénales pouvant atteindre 75 000 euros d’amende, sans compter la nullité potentielle de sa couverture assurantielle en cas de sinistre.

Correspondance entre classes C0-C6 et titres requis

Le marquage de classe CE, apposé par le fabricant, est le point de départ de toute démarche de certification. Les drones de classe C0 (moins de 250 g, sans caméra) peuvent voler sans titre ni enregistrement dans la plupart des situations. Dès qu’un appareil dépasse 250 g ou embarque une caméra (hors jouet), l’enregistrement de l’exploitant sur AlphaTango devient obligatoire. En France, tout drone de plus de 800 g doit également être enregistré individuellement et équipé d’un dispositif de signalement électronique.

Un drone sans marquage de classe CE (appareil « legacy » ou artisanal) suit des règles spécifiques selon son poids et son usage : vérifiez toujours la réglementation applicable à votre appareil avant de voler, notamment via le portail Géoportail de la DGAC pour les restrictions de zone.

  • C0 et C1 : sous-catégorie A1, attestation A1/A3 suffisante pour la plupart des vols près des personnes
  • C2 : sous-catégorie A2, brevet d’aptitude de pilote à distance (BAPD) requis pour voler à proximité rapprochée des personnes
  • C3 et C4 : sous-catégorie A3, attestation A1/A3 suffisante mais vol à distance des zones habitées obligatoire
  • C5 et C6 : catégorie Spécifique, CATS (Certificat d’Aptitude Théorique Spécifique) et formation pratique obligatoires pour les scénarios STS-01 et STS-02

Cette correspondance est le socle de toute décision d’achat ou de formation : choisir son drone sans avoir identifié le titre requis, c’est risquer d’investir dans un matériel qu’on ne pourra pas exploiter légalement dans les conditions souhaitées.

2. Réussir les examens de la catégorie Ouverte : A1/A3 et A2

La catégorie Ouverte propose deux niveaux d’examen théorique, accessibles à partir de 14 ans en France. Le choix entre l’attestation A1/A3 et le brevet A2 dépend de la sous-catégorie dans laquelle vous souhaitez opérer et de la classe de votre drone.

L’attestation A1/A3 : examen en ligne, gratuit, 40 questions

L’attestation A1/A3 est le premier titre à obtenir pour tout télépilote souhaitant voler légalement avec un drone de classe C1, C2, C3 ou C4. L’examen se déroule entièrement en ligne sur le portail AlphaTango, géré par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Il comporte 40 questions à choix multiples portant sur la réglementation, la sécurité aérienne, la météorologie de base et la confidentialité des données. Le seuil de réussite est fixé à 75 % de bonnes réponses, soit 30 questions correctes sur 40. L’accès est gratuit et le certificat obtenu est valable cinq ans. Pour les exploitants qui débutent, la formation télépilote catégorie Open d’Escadrone permet de structurer la préparation et d’aborder l’examen avec les bonnes bases théoriques et pratiques.

Il est important de noter que l’attestation A1/A3 seule ne suffit pas pour voler en sous-catégorie A2 avec un drone de classe C2 à proximité rapprochée des personnes. Elle constitue en revanche un prérequis obligatoire avant de s’inscrire à l’examen complémentaire A2.

Le brevet d’aptitude de pilote à distance (BAPD) pour la sous-catégorie A2

Le BAPD, communément appelé « brevet A2 », permet de voler avec un drone de classe C2 à une distance minimale de 30 mètres des personnes (réduite à 5 mètres en mode vitesse lente). Il s’obtient en deux étapes : une autoformation pratique documentée, puis un examen complémentaire surveillé dans un centre agréé par la DGAC. Cet examen porte sur des thématiques avancées : météorologie appliquée, performances de vol, atténuation des risques au sol et gestion des situations d’urgence. Le coût de l’examen est de 30 euros, et le brevet obtenu est valable cinq ans, reconnu dans toute l’Union européenne. L’inscription se fait via le portail OCEANE de la DGAC, avec présentation d’une pièce d’identité valide. Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier d’une exonération des frais sur présentation d’un avis de situation France Travail récent.

La préparation à cet examen ne doit pas être sous-estimée : les questions portent sur des notions techniques précises que la seule pratique loisir ne couvre pas nécessairement. Une formation structurée, dispensée par des formateurs exploitants, permet d’aborder l’épreuve avec méthode et de consolider les réflexes opérationnels indispensables sur le terrain.

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3. Le CATS et la catégorie Spécifique : accéder aux missions professionnelles avancées

Pour les télépilotes qui souhaitent intervenir en zone urbaine, voler hors vue ou opérer dans des environnements à risque modéré, la catégorie Spécifique est incontournable. Deux voies permettent d’y accéder : les scénarios standard européens (STS-01 et STS-02), qui reposent sur le CATS, ou une autorisation d’exploitation individuelle délivrée par la DGAC sur la base d’une analyse de risque (PDRA ou SORA).

Le CATS : socle théorique des scénarios STS-01 et STS-02

Le Certificat d’Aptitude Théorique Spécifique (CATS) est l’examen théorique requis pour accéder aux scénarios standard européens. Il se passe en centre d’examen agréé via le portail OCEANE, pour un coût de 30 euros. Le CATS couvre des domaines avancés : réglementation spécifique, gestion des risques, procédures d’urgence, connaissance des espaces aériens et obligations de l’exploitant. Depuis le 1er janvier 2026, les anciens scénarios nationaux S1, S2 et S3 ont définitivement disparu : tout exploitant souhaitant opérer dans le cadre des scénarios standard doit désormais détenir le CATS, accompagné d’une formation pratique validée par un organisme reconnu. Le scénario STS-01 autorise les vols en vue directe dans des zones contrôlées au sol, avec un drone de classe C5, à une hauteur maximale de 120 mètres. Le scénario STS-02 permet des vols hors vue jusqu’à 1 km (ou 2 km avec observateurs) en zone faiblement peuplée, avec un drone de classe C6.

Formation pratique et déclaration d’activité : les étapes après le CATS

Obtenir le CATS ne suffit pas à voler en catégorie Spécifique : une formation pratique auprès d’un organisme reconnu est obligatoire pour chaque scénario visé. Cette formation valide les réflexes opérationnels en situation réelle, notamment la gestion des pannes, le respect des périmètres de sécurité et la coordination avec les autorités locales. Une fois la formation pratique validée, l’exploitant doit déposer une déclaration d’activité auprès de la DGAC et rédiger un manuel d’exploitation (MANEX) décrivant ses procédures. La formation scénarios spécifiques STS-01 / STS-02 d’Escadrone est dispensée par des formateurs tous exploitants actifs, sur du matériel récent, en petits groupes pour garantir un suivi individualisé.

Examen Public visé Modalités Coût
Attestation A1/A3Tout pilote catégorie OuverteEn ligne, AlphaTango, 40 questions, 75 % requisGratuit
Brevet A2 (BAPD)Pilotes drone C2, proximité personnesCentre agréé DGAC, OCEANE, examen complémentaire30 €
CATSTélépilotes professionnels catégorie SpécifiqueCentre agréé DGAC, OCEANE, + formation pratique obligatoire30 €

Ces trois titres sont valables cinq ans et reconnus dans toute l’Union européenne, ce qui facilite les opérations pour les exploitants travaillant sur des chantiers transfrontaliers ou des missions internationales.

4. Inscription, gestion administrative et maintien de vos titres

Une fois le bon examen identifié, la phase administrative conditionne la légalité de vos opérations. Deux portails centralisent l’ensemble des démarches : AlphaTango pour la catégorie Ouverte et l’enregistrement des exploitants, OCEANE pour les examens A2 et CATS.

AlphaTango et OCEANE : les deux portails incontournables

AlphaTango est la plateforme de la DGAC dédiée à l’enregistrement des exploitants et à la passation de l’examen A1/A3. Tout exploitant dont le drone dépasse 250 g ou embarque une caméra doit y créer un compte et obtenir un numéro d’exploitant commençant par « FRA », à apposer de manière visible sur tous ses aéronefs. Pour les personnes morales (sociétés, associations), le statut « exploitant professionnel » doit être sélectionné lors de l’inscription. OCEANE est le portail dédié aux examens surveillés : inscription au brevet A2 et au CATS, prise de rendez-vous en centre agréé, paiement des frais d’examen. Préparez une pièce d’identité valide et, le cas échéant, un justificatif France Travail pour l’exonération des frais. Escadrone, distributeur officiel et organisme de formation depuis 2014, accompagne ses clients dans ces démarches administratives en complément des formations dispensées dans ses 15 centres en France.

Validité des titres et veille réglementaire

L’attestation A1/A3, le BAPD et le CATS sont tous valables cinq ans à compter de leur date d’obtention. Il appartient à chaque exploitant de surveiller ces échéances et d’anticiper le renouvellement pour éviter toute interruption d’activité. La réglementation drone évolue régulièrement au niveau européen : de nouvelles classes de drones, de nouveaux scénarios ou des modifications des conditions d’accès aux espaces aériens peuvent impacter vos opérations sans préavis long. Consulter le catalogue de formations professionnelles d’Escadrone permet de rester informé des mises à jour réglementaires et de planifier les formations continues adaptées à votre activité.

Que vous prépariez votre premier examen drone ou que vous souhaitiez accéder aux scénarios professionnels les plus exigeants, la rigueur dans la préparation et le suivi administratif fait la différence entre une activité pérenne et une exposition aux sanctions. Escadrone a formé plus de 3 000 télépilotes depuis 2014, avec une note Google de 4,9/5 sur 190 avis, et compte parmi ses clients des organisations comme EDF, le CNRS, Bureau Veritas ou Vinci. Nos formateurs, tous exploitants actifs, vous préparent sur du matériel récent en petits groupes pour que vous abordez l’examen et le terrain avec les bons réflexes. Consultez le calendrier des sessions disponibles ou contactez notre équipe pour identifier le parcours le plus adapté à votre projet.

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Questions fréquentes

Quels sont les examens obligatoires pour débuter en catégorie Ouverte ?

Pour voler légalement en catégorie Ouverte, le titre minimum requis est l’attestation A1/A3, obtenue en passant un examen en ligne gratuit de 40 questions sur le portail AlphaTango, avec un seuil de réussite de 75 %. Ce titre est suffisant pour piloter des drones de classe C1 en sous-catégorie A1, ou des drones de classe C3 et C4 en sous-catégorie A3. L’enregistrement de l’exploitant sur AlphaTango est obligatoire dès que le drone dépasse 250 g ou embarque une caméra.

Si vous souhaitez voler avec un drone de classe C2 à proximité rapprochée des personnes (sous-catégorie A2), l’attestation A1/A3 est un prérequis, mais elle doit être complétée par le brevet d’aptitude de pilote à distance (BAPD), obtenu après un examen complémentaire surveillé dans un centre agréé DGAC via le portail OCEANE, au coût de 30 euros.

Comment obtenir le CATS pour accéder aux scénarios STS-01 et STS-02 ?

Le Certificat d’Aptitude Théorique Spécifique (CATS) s’obtient en passant un examen surveillé dans un centre agréé par la DGAC, accessible via le portail OCEANE pour un coût de 30 euros. Il couvre la réglementation spécifique, la gestion des risques, les procédures d’urgence et les obligations de l’exploitant en catégorie Spécifique. Depuis le 1er janvier 2026, il remplace définitivement les anciens titres nationaux liés aux scénarios S1, S2 et S3, qui n’ont plus de valeur réglementaire.

Le CATS seul ne suffit pas : une formation pratique auprès d’un organisme reconnu est obligatoire pour chaque scénario visé (STS-01 ou STS-02). À l’issue de cette formation, l’exploitant doit déposer une déclaration d’activité auprès de la DGAC et rédiger un manuel d’exploitation (MANEX) décrivant ses procédures opérationnelles. C’est l’ensemble de ce dossier qui autorise légalement les vols en catégorie Spécifique.

Quelles sont les démarches d’enregistrement obligatoires sur AlphaTango ?

L’enregistrement en tant qu’exploitant UAS (Unmanned Aircraft System) sur AlphaTango est obligatoire dès que votre drone dépasse 250 g ou embarque un capteur de données personnelles tel qu’une caméra, à l’exception des jouets. La procédure consiste à créer un compte sur la plateforme, à renseigner vos informations personnelles ou professionnelles, et à sélectionner le statut adapté (personne physique ou morale). Un numéro d’exploitant unique commençant par « FRA » vous est alors attribué : il doit être apposé de manière visible sur chacun de vos aéronefs.

En France, les drones de plus de 800 g doivent également faire l’objet d’un enregistrement individuel de l’aéronef sur AlphaTango, en plus de l’enregistrement de l’exploitant. Ces appareils doivent par ailleurs être équipés d’un dispositif de signalement électronique conforme à la réglementation en vigueur. Ces obligations s’appliquent aussi bien aux exploitants loisir qu’aux professionnels.

Quelle est la durée de validité des titres de télépilote et comment les renouveler ?

L’attestation A1/A3, le brevet d’aptitude de pilote à distance (BAPD) et le CATS sont tous valables cinq ans à compter de leur date d’obtention. Il appartient à chaque exploitant de surveiller ces échéances et d’anticiper le renouvellement avant l’expiration, sous peine de ne plus pouvoir opérer légalement. Le renouvellement s’effectue via les mêmes portails que l’obtention initiale (AlphaTango pour l’A1/A3, OCEANE pour le BAPD et le CATS).

Au-delà du renouvellement formel des titres, il est fortement recommandé d’assurer une veille réglementaire active, car le cadre européen évolue régulièrement. Des formations de mise à jour permettent de rester conforme aux nouvelles exigences et de maintenir un niveau de compétence opérationnel adapté aux évolutions du secteur.

Quels sont les risques en cas de vol sans les certifications requises ?

Voler sans les titres réglementaires requis expose l’exploitant et le télépilote à des sanctions pénales sévères. Les amendes peuvent atteindre 75 000 euros et être assorties de peines d’emprisonnement, notamment en cas de survol de zones interdites, de mise en danger d’autrui ou de non-respect des conditions d’exploitation définies par la réglementation européenne et française.

Au-delà des sanctions pénales, l’absence de titres valides entraîne généralement la nullité de la couverture d’assurance en cas de sinistre, qu’il s’agisse de dommages matériels ou corporels causés à des tiers. Pour un exploitant professionnel, cela représente un risque financier et de responsabilité civile considérable. La conformité administrative n’est donc pas une contrainte accessoire : c’est une condition fondamentale de l’exercice de l’activité.

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